L'église catholique Saint Pierre et Saint Paul

 

Histoire de l'église, actuellement catholique

En 1416, Johann Von ECKERICH, le fondateur de la dynastie des Zorn à Plobsheim, acquit les droits patronaux sur le village et donc sur son église. Il les céda en 1427 à Lintelmann II de RATHSAMHAUSEN, seigneur de Wiebolsheim, dont la mère Suzanne était une Zorn. Le transfert fut facilité par la suituation géographique : du domaine des Rathsamhausen s'étendait une pointe de terre jusqu'à la rivière (Dorfgiessen) de Plobsheim.

Lintelmann II et les Rathsamhausen construisirent, plus par intérêt que par zèle religieux, le coeur et la vieille sacristie attenante à l'est : c'est l'édifice le plus ancien de Plobsheim. Plus proche d'une chapelle que d'une église, elle était plus petite que la chapelle du Chêne construite en 1454. Les nouveaux maîtres y envoyèrent leurs sujets et prélevaient la moitié de la dîme.

La première extension de cette église patronale semble coïncider avec la construction du coeur de la chapelle du Chêne, elle se situe à la fin du 15e siècle et comprenait la moitié est de la nef jusqu'à la fenêtre médiane. La corniche autour du toit est plus finement ciselée.  

L'église restait dans cet état jusqu'à l'introduction de la Réforme à Plobsheim. Les Zorn, qui ont adopté la nouvelle doctrine de LUTHER, ont installé le premier Curé Luthérien à Plobsheim, un nommé Hyronimus DÜPPEL, venu d'Allemagne, en 1562. Durant 126 ans, de 1562 à 1688, l'église était exclusivement réservée au culte protestant. 

En 1648, Louis XIV obtint l'Alsace après la signature du Traité de Westphalie, sauf la ville de Strasbourg et les 10 villes de la Décapole. En 1679, les villes de la Décapole jurèrent fidélité au roi (Colmar, Hagnenau, Kaysersberg, Mulhouse, Munster, Obernai, Rosheim, Sélestat, Turckheim et Wissembourg) et Strasbourg cèda en 1681.

A partir de cette date, l'Alsace entière était française et la religion catholique fut réintroduite.
L'église de Plobsheim passa sous le régime du simultanéum : les offices religieux avaient lieu alternativement entre catholiques et protestants selon un ordre précis et rigoureux. 

En 1750, l'église fut agrandie de la moitié ouest de la nef à laquelle on adjoignit le clocher. 

En 1793, pendant les années de la grande révolution, elle connut une profanation sans précédent : plus de 50 sépultures, dont les anciennes dataient du 15e siècles, furent détruites, les dalles morturaires dispersées et utilisées par les habitants pour leurs maisons. Le cimetière attenant connu le même sort. A la fin de l'année, tous les objets de culte, protestants et catholiques, furent retirés, l'église déclarée Temple de la Raison et le culte de l'Être Suprême introduit. 

Les esprits se calmèrent avec l'arrivée de Bonaparte et la proclamation de l'empire de Napoléonien. 
Vu la triste situation de la paroisse protestante qui vit l'émergence de l'église de protestation (Protestkirche), les catholiques de Plobsheim envisagèrent dès 1886 de construire une nouvelle église. Le baron Jules de Dartein avait fait dresser les plans avec trois variations différentes. L'église devait être construite sur le Meyerhoff (actuellement 12 rue du Général Leclerc) mais la construction du nouveau temple protestant, inauguré le 14 août 1898, amena l'abandon de ce projet et la fin du simultanéum.

Chaque paroisse eut désormais sa propre église. 

 

Plans du projet : 

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