La batteuse de Plobsheim appartenait à la caisse du Crédit Mutuel de Dépôt et de Prêt, "Spàr ùn Dàrlehnskàss", qui louait encore d’autres machines agricoles. Il fallait être client du Crédit Mutuel pour pouvoir en profiter. Le premier modèle de batteuse était actionné par une "locomobile" à vapeur.
Dès le début des moissons, les "petits" exploitants agricoles, c'est-à-dire ceux n'exploitant que quelques ares de céréales, amenaient au hangar communal les charrettes remplies de gerbes d'avoine, de seigle, de blé ou encore d'orge . Dans la poussière et le bruit du moteur, toute une équipe s'activait pour couper les liens des gerbes, alimenter la mécanique, s'occuper des sacs à grains et récupérer la paille. Le battage durait environ une à deux heures. L’entraide était courante pour que cela aille au plus vite car tout était planifié pour que la machine prenne ensuite le chemin des fermes.
Près du hangar, rue de la Forêt-Noire, se trouvait un débit de boissons qui était très apprécié, les jours de battage, pour sa bière et sa limonade !